Tueurs de femmes by Andrée Viollis

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By Robert Nguyen Posted on Dec 11, 2025
In Category - Travel Writing
Viollis, Andrée, 1870-1950 Viollis, Andrée, 1870-1950
French
Hey, I just finished something that shook me. It's called 'Tueurs de femmes' by Andrée Viollis, and it's not your typical historical read. Published in 1911, this book throws you right into the middle of a real-life scandal that rocked France. It's about the trial of a man named Jean-Baptiste Troppmann, accused of brutally murdering an entire family. But Viollis doesn't just give you the courtroom facts. She digs into the public's frenzy, the sensational headlines, and the way society became obsessed with the gory details. It's less a true-crime report and more a sharp look at how we consume violence, especially against women. It feels shockingly modern for something written over a century ago. If you like stories that make you question the spectators as much as the crime, you need to pick this up.
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La ponctuation a pu faire l'objet de quelques corrections mineures. Les mots en gras dans l'original sont entourés par des =. SIXIÈME ANNÉE.--Nº 1795 LE NUMERO: CINQ centimes Samedi 8 novembre 1902 La Fronde DIRECTRICE: MARGUERITE DURAND ANDRÉE TÉRY Tueurs de femmes PARIS Tueurs de femmes _Vidal, le tueur de femmes..._ Rien qu'à lire ce titre dans tous les journaux, il éclate à tous les yeux que ce misérable fut un «professionnel» de l'assassinat. Peu importe que des savants soient venus déclarer à la barre que Vidal est un dégénéré, que des tares congénitales, des accidents et des maladies l'ont rendu presque irresponsable. Peu importe que ses crimes n'aient pas de mobiles ou que ces mobiles relèvent de la douche et non du code: Vidal fut un tueur de femmes, c'est un fait indéniable. Et ce fait justifie amplement le zèle que déployèrent à l'envi le président de la Cour d'assises et ses aides-bourreaux pour suspendre à la ceinture de leurs robes rouges, cette lamentable tête difforme et détraquée. Demandez plutôt à la populace qui tous les jours escortaient la voiture cellulaire: «A mort!» clamait la foule avec une noble indignation. «A mort!» hurlait-elle, avec une joie triomphante, après la lecture de la sentence. Notez que dans ces indignations et ces joies il entre une certaine «galanterie française». Si Vidal n'avait tué que des hommes, il paraîtrait moins odieux. Mais un tueur de femmes, de faibles créatures sans défense! Il est évident qu'aux yeux des douze bourgeois du jury ce fut une circonstance aggravante. Merci bien, messieurs. Vous êtes gentils de nous offrir cette tête, mais nous n'en avons que faire. Que l'on mette ce maniaque dans l'impossibilité de nuire, qu'on l'enferme dans un cabanon, soit. Mais qu'on le guillotine, pourquoi? Parce qu'il a tué deux ou trois femmes? La belle affaire? Combien de nos contemporains en ont tué davantage qui déambulent par le monde, libres et honorés... Car il y a mille manières de nous donner la mort, messieurs les jurés, et de ces mille manières celle des Vidal et des Vacher, pour être la moins lente, n'est pas toujours la plus cruelle. Tueurs de femmes, ces patrons qui asservissent leurs ouvrières, les tiennent douze ou quinze heures par jour, ployées sur l'ouvrage, les yeux brûlés, les mains tremblantes, les jambes et les reins brisés par la trépidation de la machine, qui les entassent dans des ateliers étroits et malsains et en échange de leur travail, de leur jeunesse, de leur santé, de leur vie ne leur octroient que des salaires de famine. Quand ces malheureuses, surmenées, épuisées, affamées succombent enfin à l'anémie, à la tuberculose, au vice, quel nom donnerez-vous à leurs exploiteurs? Et si elles sont des victimes, ne sont-ils pas des bourreaux? Tueurs de femmes, les beaux messieurs, jeunes ou vieux marcheurs qui, d'une autre façon, spéculent sur la misère de ces pauvres filles. Regardez-les, ces irrésistibles Don Juans, qui guettent, poursuivent, traquent ces petites proies faciles et désarmées. Quand vint l'heure du désespoir ou celle de la tendresse, quand elles sentirent le besoin d'aimer ou de manger, c'est sans scrupule qu'ils les ont prises, comme on vole et comme ou viole; puis, las de leurs «conquêtes», rêvant d'autres exploita, c'est sans scrupule encore qu'ils les abandonnèrent à toutes les tentations de la faim, de la douleur et de la solitude, à tous les mépris et à toutes les déchéances... Tueurs de femmes, ces gens austères qui, sous un fallacieux prétexte d'hygiène et de moralité publique, se font les défenseurs et les apologistes de la prostitution. Pour satisfaire à leurs prudentes lubricités, des créatures qui n'ont...

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Andrée Viollis was a pioneering journalist, and in 'Tueurs de femmes,' she turns her reporter's eye on one of France's most infamous crimes: the 1869 Kinck family murders. The accused, Jean-Baptiste Troppmann, was a figure of pure nightmare, confessing to killing a father, mother, and their five children. The trial was a media circus, and Viollis reconstructs it, showing us not just the killer, but the hungry crowd and the press that fed them.

The Story

The book follows the investigation and trial of Troppmann. But Viollis is more interested in the reaction than just the action. She shows how the newspapers turned tragedy into entertainment, how the public lined up for a glimpse of the monster, and how the victims—especially the women and children—often became just a backdrop to the spectacle. It's a story about a crime, told through the lens of the crime's audience.

Why You Should Read It

What grabbed me was how current it feels. We think of sensational true crime as a modern podcast phenomenon, but Viollis shows it's always been there. Her writing is clear, critical, and charged with a quiet fury about how society treats violence against women. She makes you uncomfortable in the best way, holding up a mirror to our own fascination with the dark side. You're not just learning history; you're questioning your own role as a reader of grim stories.

Final Verdict

This is a must-read for anyone interested in the roots of true crime, early feminist journalism, or social history. It's perfect for readers who enjoy narrative nonfiction that packs a punch and makes you think long after you've finished the last page. It's a short, powerful reminder that the way we talk about violence matters just as much as the violence itself.



⚖️ Usage Rights

No rights are reserved for this publication. Access is open to everyone around the world.

John Nguyen
1 year ago

Fast paced, good book.

Emily Wilson
1 month ago

Thanks for the recommendation.

Sandra Lopez
1 year ago

After hearing about this author multiple times, the depth of research presented here is truly commendable. Worth every second.

Carol Hill
1 year ago

Good quality content.

Jackson Wright
1 year ago

Not bad at all.

5
5 out of 5 (9 User reviews )

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